l'intro du maitre de cérémonie

l'intro du maitre de cérémonie
voilà, voilà...et c'est là qu'on ne trouve absolument plus rien à direuuuuuuuh.....
allez mes muses, reveneeeeeeeeeeez, s'il vous pleaaaaaaaaaaaaase!!!!!

ok, ok, je me débrouillerais seule!

alors, aheum, plusieurs entrées sont possibles (en scène, pas de repas..gourmands!):
-celle qui se la pète : "ouiiii, tu comprends, j'ai voulu faire partager à l'humanité ma vision du monde et de ses turpitudeuuuh...c'est clair, ma vie est au centre du mondeuuuh...tout le monde doit s'y intéresser-euuuh....d'ailleurs mes poèmes finiront un jour avec un prix goncours j'en suis persuadéeuuuuuuh" ...
mouaichhhh, pas trop moi ça..

-celle qui est tétanisée de panique à l'idée qu'on aime pas ce qu'elle fait:
"euh, c'est à dire que...ce que j'ai voulu faire c'est,...enfin vous comprenez..non?? si??
mais, mais pourtant, je vous assure, c'est très intéressant ce que je dis!!!"
ahhhh, là on s'approche un peu, c'est le coté wiwi-trouillomètre à zéro..

- allez, à la wiwi, marque déposée:
"c'est mon petit délire, l'envie de faire partager le feeling que je peux avoir, pour tout et n'importe quoi..un zest de ma vie, un zest de coups de gueule, un zest de cris d'affection, placés dans le shaker des rimes et sentiments....mélangez....et vous dégusterez...ce qui suivra!!"

# Posté le samedi 04 février 2006 14:00

une vie dépeinte en vers

une vie dépeinte en vers
"En vers et contre tout, là mes mots s’entrecroisent
Sur papier, parchemin, ils ne sentent l’ardoise
Mes mots ne sont pas de ceux, qu’un écolier délie
De sa plume, effleurer, le papier de mes nuits

C’est la nuit que j’écris, là, la lune m’amuse
De ses rayons dardés, sur mes frayeurs diffuses
Elle sait mettre en lumière, les accents de mon cœur
Et de mes fautes de manque, elle relève l’erreur

En vers et contre tout, c’est à nu que je donne
Les raisons qui me fuient, chaleur qui abandonne
C’est la plume qui brûle, elle enflamme la trame
D’un papier blanc plié, dont l’innocence fane

Au fur et à mesure, des syllabes jetées
C’est la peau de ma vie qui devient le damier
De mes vers et mes rimes, je découvre mes pions
Parfois « échec et mat », j’envisage l’abandon

Mais les lignes continues, de mon âme aux regrets
Restent ici infinies, autant que les secrets
De ceux que l’on a tu, et de ceux qu’on avoue
Je ne peux que crier…….en vers et contre tout…."

[wiwi]
30-11-05

# Posté le samedi 04 février 2006 14:08

Modifié le vendredi 10 février 2006 06:45

Brokeback

Brokeback
Parce qu'il est des différences qui enrichissent, aimer "il", aimer "elle", c'est aimer qui importe.....le chemin reste long, et parfois dangereux, mais être fier de celui qu'on est, c'est quelque chose que beaucoup ne peuvent avouer aujourd'hui, parmis les biens-pensants....
très beau film à voir,..mais surtout à ressentir...

"Au loin un feu de camp, le café sur le feu
Un homme qui descend se réchauffer, un peu
Rejoindre l'inconnu, lui aussi seul en bas
Pas de paroles offertes, pour ces cow-boys là

Les jours passent, habitudes et humour s'emmêlent
Le soir ils se racontent, peines et projets pêle-mêle
Aidés par le whisky, mais ne donne t-il que chaud...
Ou aidera t-il à faire, ce pas, celui de trop....

Il n'y avait pas d'idée, ni préméditation
Juste un geste effleuré, qui déchaîne la passion
La furie d'une étreinte, qui n'appartient qu'à eux
Le besoin de sentir qu'on est vivant, à deux...

Le refus, la colère, ne pas croire en les faits
Le regarder, se taire, et puis s'en retourner
Essayer de retenir, les lambeaux d'une vie
Déjà ce goût amer, de dégoût et d'envie

Et le soir, le revoir, fragile et vulnérable
Lire dans son regard, le tu inexprimable
Le prendre dans ses bras, et capter son regard
Lui dire qu'on est là, et l'aimer jusque tard

Se quitter indécis, le c½ur au bord des lèvres
Chacun faire sa vie, en attendant la trêve
Ces minutes, ces heures, retrouvées avec lui
Deux hommes, une passion, la tendresse épanouie

Et d'année en année, recommencer l'aveu
Celui qu'on ne peut nommer, celui d'être amoureux
Avoir honte peut-être, avoir mal surtout.......
Deux chemises de cow-boys, enlacées, sang et boue......."

[wiwi]
31-01-06

# Posté le dimanche 05 février 2006 08:43

Modifié le mardi 10 juillet 2007 12:32

les liens de l'âme:la preuve par les amis

les liens de l'âme:la preuve par les amis
Difficile de définir ce que c'est que l'amitié, chacun se fait sa propre définition, pour certains, l'amitié est une forme d'amour, j'avoue que j'en fait partie....Ils comptent énormément pour moi, mes amis.....

"Il y en a toujours un pour vous prendre la main
Qui se doute de vos peurs et console le chagrin
Ils forment une chaîne, une chaîne d'espoir
Une chaîne d'amour, pour là, qui broie du noir

Ils sont là quand l'soleil, éclaire les fous rires
Prêts à tout déchirer, pour le meilleur et l'pire
Toujours un qui appelle ou qui s'invite en douce
Fait la tournée d'café et raconte ses frousses

C'est mignon ces choses-là, des fois ça s'multiplie
Ça vous toque à la porte ou vous veille la nuit
C'est là, l'oeil aux aguets, à la moindre incartade
La phrase au bord des lèvres « eh ben, c'est beau, regarde !! »

Ils sont là dans la joie et dans la peine aussi
Quand on perd ceux qu'on aime, ils vous maintiennent en vie
Avec eux, rire d'amour, de conneries et d'futur
Rarement des engueulades et encore moins d'injures

Des fois ça devient caustique et leurs phrases font mouche
C'est pas qu'ils veuillent faire mal, mais là leurs mots me touchent
Me poussent à avancer, à réfléchir aussi
A brancher mon neurone, à dire oui à la vie

Ils sont tous là pour moi, et j'leur fais du souci
Maintenant je vais bien, je veux leur dire aussi
Que je serais là pour eux, qu'il fasse beau ou qu'il pleuve
Et je m'battrais, comme eux, d'une amitié la preuve"

[wiwi]
04-02-06

# Posté le dimanche 05 février 2006 08:58

Modifié le mardi 10 juillet 2007 10:34

trop longtemps que t'es parti...

trop longtemps que t'es parti...
J'ai mis 18 ans à lui écrire ces mots...18 ans de gâchés...Tu m'as lâché la main papa..

"J'pensais qu'ce srait facile, mettre un mot après l'autre
Que mes souvenirs viendraient, alimenter ma plume
Mais tu vois j'arrives pas, une virgule chasse une autre
J'ai trop de choses dans l'coeur, qui ont un poids d'enclume

Faudrait qu'je commence où ?? Peut être par : Papa...
Et même ce mot là,........ est trop dur aujourd'hui
Mais tant pis, il le faut,........ que j'en passe par là
Que j'te dise, à toi,....... tout ce qui m'a détruit

Papa, mon papa, dis,..... Pourquoi t'es parti ???
T'avais l'âge peut être, mais là c'était pas juste
J'avais dix ans, tu sais, et j'savais rien d'la vie
Et avec l'autre là haut...... mon âme s'en dispute

J'avais tellement d'colère... mais pourquoi l'imparfait ??!!
Je le ressens toujours, ce poids, là, dans mon coeur
T'es parti mon papa, et moi ce que j'voulais,
Ce que j'voulais au fonds, c'est hurler « y a erreur !! »

« Vous avez pas pris l'bon ! Revenez me chercher !!
Eh, là haut, les ptits anges, y a un problème de liste !!
Rendez- le nous, pitié........ c'est pas lui qui devait......
Vous auriez dû me prendre......Sinon pourquoi j'existe ???? »

T'aurais pas dû partir,......... t'étais mon univers,
Le papa toujours là, celui dont tant d'monde rêve
Qui savait tout d'la vie, qui avait mené ses guerres
Contre tous mes démons, et signé tant de trêves...

Oui, t'apaisais mes peurs, après toi..... j'en crevais
Je devais faire face seule,.... et j'en ai pris dix ans
T'étais plus là papa, j'avais plus d'bouclier,
Et j'ai joué ton rôle, pour rassurer maman

Le jour où t'es parti, je le revois encore,
Les images sont nettes, il n'y a rien de flou
Je me revois marcher vers la porte, et dehors
Je l'ai vue, il saignait, son c½ur, comme un fou

C'était un jeudi soir, et il faisait très froid
Je voyais la buée de ses mots, fascinée
J'ai pas tout entendu, je t'avais perdu, toi
C'est tout c'que j'ai compris, là bas, sur le palier

Je n'en ai pas pleuré, j'en ai pleuré trop tard
Je ne sais pas si j'ai tenu, ou bien comment j'ai fait
Fallait pas que je tombe, j'en ai clos ma mémoire
Y fallait qu'je sois là, pour maman, je l'ai fait

Dans cette église, papa, c'est moi qui l'ai tenue
Qui l'ai pris dans mes bras, du haut de mes « trop d'ans »
Depuis dans cette église, papa, depuis j'ai jamais pu
Mettre un pas devant l'autre, et rien d'changé, maintenant

Je r'trouve plus mes souvenirs, ceux qu'on vivait à deux
Même à trois, oubliés........ Ils ne me reviennent pas
Des fois, ils se baladent, dans ma tête, un ou deux,
Mais trop flous, et distants, pour que je te revoie

Ça, ça fait mal............ Passées les sensations,
Se rendre compte que j'ai, oublié ton visage
Qu'il me faut une photo, pour qu'y ait pas d'abandon
Et qu' ma mémoire reprenne là, tes traits en otage...

J'arrive plus à te voir, imaginer tes yeux
T'entendre m'appeler, me donner ta sagesse
Tu faisais partie d'moi, et je dois faire l'aveu
J'ai pas gardé ta voix,....et ton silence me blesse

Je voudrais qu'tu sois là, et qu'elle le soit aussi
J'voudrais ma vie d'enfant, celle où y avait la joie
Mais t'es parti, et elle t'as rejoint.....ma vie
J'ai perdu mes amours, ma vie elle sert à quoi ?????

Tu vois, j't'en veux papa, comme j'lui en veux à lui
J'ai vécu mon enfance, mais il en manque un bout
J'le connais bien l'enfer, t'étais mon paradis
Mon refuge, comme maman, et maintenant. .........Je vais où ????

Il y a trop d'choses à dire, peu de mots pour le faire
Des souvenirs à trouver, là, perdus dans les ans
J'voudrais nos belles balades, pour une heure les refaire
Te revoir dans l'jardin, ou parler à maman.....

Je ferme un peu les yeux, et pis je t'aperçois
C'est ptet parce qu'aujourd'hui, j'ai eu mal au passé
Je porte ta casquette, ça m'fait penser à toi
Et un châle de maman, mais l'odeur s'est fanée

Ça fait combien, 17, non, presque 18 maintenant
Pour moi ça reste hier, y a une heure, une minute
Quand j'y r'pense, cette nuit, j'suis toujours une enfant...
Qui entend dans le froid, le coup des mots injustes...

Il suffit d'une musique, d'un paysage connu
Pour que là, ma mémoire se remette à pleurer
J'aurais voulu te dire, mais je n'ai jamais pu
T'apprendre qui je suis, te montrer celle qui est

Celle qui a bien grandit, qui n'a plus ses dix ans
Celle qui voudrait se battre et conjuguer l'futur
Qui essaye d'vivre sa vie, maintenant sans maman
Elle est là, elle se bat, mais parfois c'est trop dur

Alors juste une minute, je voudrais m'retrouver
Dans ces heures passées, qui me fuient ou me blessent
Celles où dans tes bras je venais m'réchauffer
Celles où je connaissais encore, le mot tendresse

Tu me manques, papa, encore plus aujourd'hui
Même si je sais qu'là haut, vous vous être retrouvés
J'voudrais qu'vous soyez là, à conjuguer nos vies
Au futur, au présent, mais pas à l'imparfait......"

[wiwi]
28-11-05

# Posté le dimanche 05 février 2006 09:27

Modifié le vendredi 10 février 2006 06:43